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21 août 1944 : libres, enfin

C’était un lundi, c’était un 21 août, c’était en 1944. Les cloches sonnaient à la volée, les jeeps américaines déboulaient par l’avenue de Nice et les Gardannais descendaient des collines où ils s’étaient réfugiés. Après vingt-deux mois d’occupation allemande, le bassin minier, appuyé sur la Résistance, se libérait - relativement - en douceur, réglait quelques comptes et se retroussait les manches pour participer, en première ligne, à l’effort de redressement industriel. Pour ne pas laisser s’effacer la mémoire de ces temps exceptionnels, nous avons retrouvé quelques acteurs, glorieux ou anonymes, de la libération de la ville. La parole est à eux.

Il était une fois la Libération
Ils ont vécu la guerre chacun de leur côté, dans une galerie de mine à mille mètres sous terre ou dans une ferme autrichienne à mille kilomètres de la Provence, dans un chantier de jeunesse du Var ou dans les ateliers de l’usine d’alumine. Tous sont Gardannais, ont entre soixante et quatre-vingt dix ans et se souviennent de ces heures terribles et exaltantes de leur jeunesse.

Cinquante Gardannais pour l’Histoire
De la caserne Miollis à Aix aux abords du lac de Constance, les commandos Courson ont poursuivi la guerre jusqu’au bout pour achever la libération de la France. Et ont vécu les mêmes instants d’allégresse que les Américains à Gardanne. Deux d’entre eux ne sont jamais revenus.

Des jeeps et des médailles
Du square Veline au monument aux morts de l’Hôtel de ville en passant par l’exposition à la Maison du Peuple, Gardanne a honoré la mémoire de ses libérateurs les 20 et 21 août 1994. Mais c’est la traversée de la ville par une vingtaine de véhicules de l’armée américaine qui a créé la plus forte émotion.

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