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Actes Sud publiera « 4 3 2 1 » de Paul Auster le 3 janvier 2018

Le dix-neuvième roman de Paul Auster s’est fait attendre, mais il arrive. 4 3 2 1, un pavé de plus de 1000 pages, sortira en France le 3 janvier 2018. Voici ce que l’on sait déjà.

Actes Sud vient d’annoncer que la traduction française du dernier roman de Paul Auster, 4 3 2 1, sera disponible juste après les fêtes, le 3 janvier 2018. On connait aussi le volume (énorme) de ce 19e roman : 1024 pages. Et son prix, 28 euros. [1]

Voici la couverture de l’édition française :

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La traduction est assurée par Gérard Meudal. Pierre Furlan et Christine Le Bœuf avaient signé les précédentes éditions françaises de Paul Auster. Gérard Meudal est aussi journaliste (Libération puis le Monde des Livres). Il a notamment traduit les ouvrages de Joseph O’Connor.

Paul Auster viendra présenter son roman en France en janvier, avec des rencontres le 13 janvier à 15h au Théâtre du Rond-Point à Paris, le 16 janvier à 19h30 à l’institut des Chartreux à Lyon et le 18 janvier à 20h au Magic Mirrors du Havre (Festival le goût des autres).

Quatre chiffres comme une comptine d’enfants, les coins d’un carré, un compte à rebours ou les membres d’un quatuor. Le prochain roman de Paul Auster, sorti fin janvier 2017 chez Henry Holt aux Etats-Unis, commence à dévoiler ses mystères. Le titre tout d’abord : 4 3 2 1. Un cauchemar pour les moteurs de recherche et les bases de données. Le format ensuite : 860 pages en anglais, ce qui en fera plus de 1000 en français, de très loin le plus gros roman austérien de tous les temps. L’histoire enfin : c’est celle de Archibald Isaac Ferguson, né le 3 mars 1947. Soit, les austerophiles l’auront remarqué, tout juste un mois après Paul Auster lui-même, qui a fêté ses 70 ans (déjà !) l’hiver dernier. En septembre, alors qu’il était nominé pour le Booker Prize, Auster lui-même présentait son roman dans une courte vidéo montée en split-screen :


 

On devrait d’ailleurs dire les histoires d’Archibald Isaac Ferguson. Car le bonhomme va vivre simultanément quatre vies différentes, ou plus exactement quatre Ferguson identiques vont suivre quatre chemins de vie alternatifs, chacun d’eux ayant des qualités physiques, intellectuelles, sexuelles et relationnelles différentes. Ils vont tous tomber amoureux de la même Amy Schneiderman, mais rien ne sera pareil. C’est à la fois beaucoup et bien peu, suffisamment en tout cas pour exciter notre imagination.

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Trois ans d’écriture pour raconter quatre vies

Auster raconte dans plusieurs articles parus au printemps dernier [2] que ce roman, qu’il a mis trois ans à écrire, l’a littéralement exténué au point qu’il avait même du mal à marcher. Car s’il a dit un jour « le monde est dans ma tête, mon corps est dans le monde », Auster est moins cérébral qu’on pourrait le croire, il évoque souvent les transformations du corps, notamment dans son essai de 2013, Chroniques d’hiver.

Alors que ses derniers romans (Sunset Park en 2011, Invisible en 2010, Seul dans le noir en 2009 ou Dans le scriptorium en 2007), écrits trop vite, nous avaient laissé au mieux perplexe, au pire franchement déçu, on attend beaucoup de ce 4 3 2 1 en espérant qu’il renoue avec les merveilles du début des années 90 : Leviathan [3], Moon Palace et La musique du hasard. 4, 3, 2, 1 : le compte à rebours a commencé.

Pour patienter, regardez ce dialogue entre Paul Auster et Salman Rushdie diffusé en septembre 2016 dans la Grande librairie sur France 5 :