Après avoir fini quatre des douze nouvelles de Contes à rebours, j’ai commencé mon cinquième roman, dont le titre provisoire est l’Aiguilleur. J’en suis au sixième chapitre, qui explique ce qu’est un aiguilleur. Un des protagonistes de l’Aiguilleur est le menuisier Georg Elser, qui failli éliminer Hitler dans un attentat à la bombe soixante-dix jours après le début de la seconde guerre mondiale.
Intéressant d’imaginer ce qui se serait passé si le Führer était resté un quart d’heure de plus à la Bürgerbräukeller de Münich, ce 8 novembre 1939, et s’il avait fait partie des victimes de l’attentat. Dans quel mondre vivrions-nous aujourd’hui ?
Pour me documenter, outre la remarquable et glaçante biographie d’Hitler écrite par Ian Kershaw, je viens de lire le procès-verbal de l’interrogatoire de Georg Elser par la Gestapo, un texte étonnant traduit en français par Bénédicte Savoy et publié en 1998 par Actes Sud sous le titre Un attentat contre Hitler.
Georg Elser y raconte avec une honnêteté inébranlable son enfance, ses métiers, et la préparation méthodique (à partir de l’automne 1938) de l’attentat qui aurait pu changer radicalement le siècle passé, et probablement le nôtre.




