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The Amazing Spider-Man

Quatrième opus de la série initiée par Sam Raimi avec Tobey Maguire, Spider-Man ne renouvelle pas fondamentalement le genre (ce n’est pas son intention), mais tisse honorablement sa toile.

Et si on se faisait une toile ?

A force, ce Peter on le connaît Parker. Bon, elle était facile celle-là, mais pourquoi pas ? Cet Amazing Spider-Man se prête volontiers à l’esprit frondeur : on voit ainsi le jeune Parker récemment mordu par une araignée consulter des sites Internet style Doctissimo, en un mot surfer sur la toile. De même, le réalisateur de ce quatrième avatar (après la série des trois Sam Raimi entre 2002 et 2007) des aventures de l’homme araignée se nomme Marc Webb. Ça ne s’invente pas.

Trêve de plaisanteries. Cet épisode s’inspire de la transformation du docteur Curt Connors en lézard géant, publié dans le Comics The Amazing Spider-Man (d’où le titre du film) datant de 1963. Passons sur l’extrême minceur du scénario, que les auteurs du film ne se sont pas trop fatigués à épaissir. Passons aussi sur le peu d’intérêt des effets spéciaux genre Jurassic Park amélioré. A ce propos, les citations sont pléthore : on y retrouve un peu d’Alien, beaucoup du premier Superman, pas mal de King Kong…

Dans le rôle titre, Andrew Garfield s’en tire avec les honneurs en personnage adolescent un peu canaille. Contrairement aux autres super-héros de chez Marvel, Spider-Man est plutôt vulnérable et en général plus jeune : il incarne en fait la métamorphose de l’adolescence, le passage de la puberté qui transforme en quelques années un enfant en homme. Rien de nouveau là non plus, même si le film insiste longuement sur la relation amoureuse de Peter et de sa copine Gwen, dont, pas de chance, le père est le chef du NYPD, la police newyorkaise. On regrettera que le grand Martin Sheen soit largement sous-employé dans le rôle de l’Oncle Ben (celui qui ne colle jamais, contrairement à son neveu).

Les scènes de combat, inévitables, n’ont pas grand intérêt, mais le film offre toutefois quelques passages amusants (la découverte des super-pouvoirs, notamment dans la salle de bains familiale, la tante May qui sonne le super-héros sur son portable pour lui demander de ramener une boîte d’œufs bio) et quelques plans très réussis : la découverte par Peter d’un cartable ayant appartenu à son père et dont il étale le contenu au sol avant de chausser les lunettes paternelles et une scène d’enterrement sous la pluie filmée en plongée au-dessus d’une nuée de parapluies noirs d’où émerge le visage de Gwen.


The Amazing Spider-Man - Bande annonce 3 vost par CineMovies.fr

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